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Nous sommes quelques uns, résidants à Peille, jeunes et moins jeunes, nés à Peille mais aussi venus à Peille par choix ou par nécessité. Nous avons en commun, d’aimer notre village. Nous pensons que la citoyenneté, la démocratie participative et la démocratie directe ne sont pas des mots vains et dénués de sens. Nous voulons ce blog pour mettre en place un dialogue entre tous. Ce qui nous l’espérons nous amènera à nous intéresser et à nous impliquer dans la vie de notre commune. La critique est une pratique courante dans notre société, nous voudrions lui donner la dynamique indispensable de la proposition. Le Projet est pour nous la seule réponse acceptable à l’immobilisme ambiant. S’il faut, trop souvent s’opposer, dans l’urgence, en contre partie et au plus vite il faut proposer. Proposer c’est construire des Projets pour notre avenir et pour ce faire, la concertation voire la confrontation est indispensable. Ne serait-ce point là une forme certaine de démocratie participative ? Alors si vous le souhaitez, mêlez vous de ce qui vous regarde !! Toutes les contributions seront les bienvenues sur ce Blog. Nous vous invitons à la tolérance et à la compréhension, à l’échange et au partage. Pensons à l’avenir, et à nos enfants. A bientôt.
Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 11:31

"Littérature prolétarienne". Trois feuillets manuscrits à l'encre bleue. Ecrits il y a ... 65 ans ! et d'une incroyable actualité.

 

                                                                               I

 

"Je vous fais confiance, mes compagnons. Que cesse donc le mépris des autres ! Ils ont ri aux éclats, hier. Aujourd'hui, ils ricanent encore. Mais demain, ô mes compagnons, ils connaîtront la peur. Peur pour leur assiette. Pourquoi donc aurions-nous la prétention d'écrire ? Ne sont-ils pas là, les autres ? Le boulot, la peine de vivre, pour nous; et puis, avec ce qui nous reste de temps, lire les livres des autres. Non, Messieurs-les-autres. Si nous devons travailler, et à ce sujet, rentrez vos ordres, nous voulons aussi clamer notre détresse. Nous voulons davantage nous comprendre - entre gens de même classe.

"Je fais confiance aux charpentiers, aux mineurs, aux manoeuvres, à ceux qui peinent, à ceux qui luttent. Ils ont un coeur d'or, intact, malgré toute la pourriture des régimes successifs.

"Ouvriers, instituteurs, manoeurvres, à vos plumes !"

 

 

                                                                              II

                                                                        Les autres

 

"Vos coucheries ne m'intéressent pas. Vos histoires triturées non plus. J'aime la vie de tous les jours; la vie de travail, le travail dur, celui qui devrait nourrir son homme, la vie de tous les jours, belle parfois, souvent pénible. Tragique même. Et vous autres, que savez-vous de cette tragédie ? Vous demeurez, de par votre condition sociale, loin de nous. Et je vous le dis, lorsqu'un des vôtres s'imagnine nous connaître, il se fourre le doigt dans l'oeil. Vous ne voyez que la surface des choses qui nous intéresent. Votre jugement, définitif selon vous, fausse les couleurs. Vous êtes des mathématiciens, mais la vie de tous les jours n'est pas faite seulement de chiffres. Les chiffres, c'est une convention. Le sang, les larmes, c'est autre chose.

"Vous vous êtes crus les maîtres de la pensée. En plus de cela ardents zélateurs d'une société décadente. Que trouvons-nous dans les bibliothèques publiques, chez les libraires, partout ? Vos livres. Vos livres à mensonges. Vos livres "héroïques". Quand vous parlez de nous c'est du bout de votre plume. Vous ne nous laissez que le soin de faire des héros pour-de-vrai. Je vous reconnais là. Toutes les besognes dégoûtantes, c'est bon pour ce chien de peuple. Aux cerveaux comme les vôtres il vous faut le champ des étoiles. Je vous comprends. Vous nous considérez toujours comme des manants. Et les seigneurs n'aimaient pas outre mesure leurs esclaves. Mais vrai, ça devient périlleux pour vous, les ouvriers se mettent à écrire. Poulaille écrit, un ouvrier. Guillaumin écrit, un paysan. Giono écrit, un employé. Merde, qu'allez-vous devenir ? Le peuple que vous dédaignez tant au fond, commence à se souvenir de ceux de ses enfants qui, après le travail, et le dimanche, s'installent sur la table de la cuisine et écrivent avec amour la vie peuple. La conspiration du silence est éventée. Le peuple reconnaît les siens."

                                                                                                                            2 avril 1946

 

 

L'homme qui a écrit ces lignes est né en 1912. Il était facteur de son métier. Facteur, autrement dit, de fait, homme de... lettres.

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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 21:11

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Oui, je sais il est moins beau que l'an dernier ce bouquet... mais que voulez-vous les temps sont durs! il faut que cela change. Cela dépend de nous, alors OSONS, mais oserons-nous? Si les promesses n'engagent que ceux qui les ecoutent... devenons nous même nos propres gouvernants. Interessons nous à la Politique, ne la laissons pas seule à s'interesser à nous.

Bon 1e Mai 2011

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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 19:09

Joyeux NOËL à toussnoman.gif

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 18:54

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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 09:39

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Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 19:40

Propos du Ministre de la Fonction publique (sic) (à l'époque Mr DUTREIL rapportés par Charlie-Hebdo Article paru dans N°645 (mercredi 27 octobre 2004) et , tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde,proche de la majorité, le mercredi 20 octobre 2004 au Café Restaurant Pépita à Paris :

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à  la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

"Le grand  problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour Faire  passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500  corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms.  Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui  permettront la mobilité des ressources humaines : éducation,  administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et  sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible.  Parce que les corps abritent des emplois inutiles."

"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000." "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques." "C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus, mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services  publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui  servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont  bien les attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent  la qualité des services publics".

sans commentaire malgré la poussiere du temps ces propos pourraient être tenus aujourd'hui, non?

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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 14:29

"Selon Patrick Viveret, les êtres humains sont sortis (pour la plupart) de l'ère de la pénurie, mais utilisent pourtant toujours les critères forgés durant cette ère pour gérer leur abondance actuelle. L'utilisation de cette ancienne grille d'analyse pour faire face à la situation actuelle renforce le couple "excitation/dépression". Mais il existe un autre couple possible, i.e. le couple "intensité/sérénité", porté historiquement par les traditions spirituelles, un couple plus adapté à l'ère de l'abondance. Les extraits ci-dessous proviennent du numéro 64 de la revue Nouvelles Clés proposant une interview de Patrick Viveret (numéro actuellement en kiosque).
Introduction : Longtemps proche de Michel Rocard, Patrick Viveret est fameux dans le monde des alter-mondialistes. Conseiller à la Cour des Comptes, on lui doit une nouvelle approche de la richesse et des monnaies libres. Mais sa grande contribution est de replacer les émotions, et d'abord l'amour, au milieu d'un paysage où elles n'ont habituellement pas droit de cité.
Nouvelles Clés: Depuis 20 ans, vous expliquez que la politique et l'économie se leurrent en évacuant la dimension émotionnelle. Et dans votre dernier livre "Pourquoi ca ne va pas plus mal ?", vous nous apprenez cette chose étonnante : face à la crise économique de 1929, John Maynard Keynes - l'économiste génial qui allait inspirer à Roosevelt son New Deal - dit ceci: "Le problème No 1 de l'économie, désormais, c'est qu'on ne nous a pas appris à jouir".
Patrick Viveret : En 1930, à la fin de ses "Essais sur la monnaie", dans un chapitre intitulé "Perspectives économiques pour nos petits-enfants", Keynes commence par dire: "Nous ne vivons pas une crise de la rareté, mais une crise de l'abondance; or, nous ne savons pas gérer l'abondance; c'est ce qui provoque une dépression nerveuse universelle". Il voit bien que le marché est myope, et, laissé à lui-même, crée des déséquilibres conduisant à des phénomènes pervers. Mais à un niveau supérieur, il voit ceci: pendant des millénaires, les humains ont été obsédés par la pénurie et la rareté; or, l'économie moderne, alliée à la technique, a réussi à nous sortir de là et, maintenant, nous sommes confrontés à un problème d'abondance et de surproduction que nous ne savons pas gérer... "parce que nous n'avons pas appris à jouir" ! 40 ans plus tard, c'est le reproche que lui feront encore des puritains comme Frederic Hayek, le théoricien de la contre-révolution que les pseudos "libéraux" Margaret Thatcher et Ronald Reagan mettront en oeuvre. L'hédonisme de Keynes, sa posture de vie jouissive leur est, aujourd'hui encore, insupportable. Le plus étonnant, c'est que cette partie méconnue de la pensée keynésienne coïncide avec les visions de 2 autres auteurs fameux: Georges Bataille et Sigmund Freud. En cette même année 1930, eux aussi écrivent sur le caractère profondément psychique de la crisé économique qui se déroule sous leurs yeux. Tout comme on ne connait pas la part anthropologique de Keynes, on ignore la contribution économique de Georges Bataille, limitant son travail à l'érotisme. On la retrouve pourtant clairement exprimée dans "La dépense", un article paru dans la revue libertaire "Critique sociale", qui deviendra le premier chapitre de "La part maudite". Que dit-il ? Que nous sommes tous obsédés par la "petite économique régionale", régie par la rareté, alors que nous devrions prendre en compte la "grande économie générale" des flux d'énergie qui traversent le monde, à commencer par l'énergie du soleil, pour nous apercevoir qu'en réalité, le problème n'est pas la rareté, mais l'abondance. Car dit-il, si nous n'apprenons pas à gérer l'abondance, la dépense finira toujours par se produire quand même (on ne peut faire autrement), mais sur un mode destructeur, pathologique, et notamment par la guerre. Et c'est précisément, à ce moment-là, que Freud écrit "Malaise dans la civilisation", où il fait l'hypothèse que les phénomènes psychiques, notamment névrotiques et dépressifs, ne sont pas simplement analysables sur le plan individuel, mais aussi sur le plan sociétal. [...]
Nouvelles Clés: Cela dit, l'occultation de l'émotionnel et de l'amour, on la retrouve aussi du coté des religieux.
Patrick Viveret : Et là encore par peur de l'abondance. Pensez à 2 flux d'abondance qui nous irriguent en permanence : le souffle et la sexualité [Viveret indique par ailleurs que ces 2 flux sont épousés par toute tradition spirituelle conséquente]. J'avais construit un scénario où les économistes parlant des besoins vitaux, au lieu de partir de l'alimentation, seraient partis de la respiration, besoin vital encore plus prioritaire : on peut se passer de manger quelque temps, pas de respirer. D'ordinaire, en bâtissant un modèle économique à partir de la nourriture et de sa rareté, on obtient un triangle "rareté-production-quantification". C'est le triangle basique qu'on retrouve dans tous les cours d'économie. Mais si vous bâtissez un modèle à partir de la respiration, tout change. Au sommet du triangle, vous avez l'abondance de l'air atmosphérique. La production, elle, devient une transformation de cet air que vous offre l'univers. Quant à la quantification de l'air respiré, elle n'a pas d'intérêt, ce qui compte, c'est la qualité de l'air. Et voilà que vous retrouvez les traditions de sagesse, qui nous ont toujours dit que l'essentiel, c'était d'apprendre, qualitativement, à respirer. Or, si vous partez de ce triangle "abondance-transformation-qualité", vous allez soudain beaucoup mieux comprendre les formes contemporaines de l'économie, qui sont celles de l'information, flux par définition illimité. L'économie de l'ère de l'information vous échappe si vous continuez à raisonner avec le triangle "rareté-production-quantification". Si par contre, vous raisonnez à partir du triangle de l'économie politique de la respiration, une nouvelle vision s'ouvre, positive et réaliste. [...]
Nouvelles Clés : Devant la montée de la violence, que faire ?
Patrick Viveret
: Spinoza nous donne la clé : face à la peur, il n'y a que la joie. Et ce qui caractérise la joie, c'est le couple "intensité + sérénité", qui s'oppose au couple dominant dans la sphère politique, économique et médiatique actuelle "excitation+dépression". Quand le Wall Street Journal dit : "Wall Street ne connait que deux sentiments, l'euphorie ou la panique", on voit bien que ce couple "excitation + dépression" est au coeur de notre société. Pour en sortir il faut reconnaitre que le coté positif de l'excitation est l'intensité, avec une autre façon de la vivre. Cette intensité-là, c'est l'art de l'attention, et non pas de la tension. Accepter de ne pas tout vivre, mais vivre ce que je vis le plus consciemment possible. La joie me vient quand je suis présent ici et maintenant. Mais je peux aussi me trouver à la "mauvaise heure", si je m'interdis le chagrin et la tristesse à l'occasion de la perte à l'occasion de la perte d'un être cher. Ce qui compte, c'est la qualité de la présence.

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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 10:24

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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 10:16

Bolkestein revient, et on n'en parle pas... Jordan Belgrave - Marianne2

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La France a commencé la transposition de la nouvelle directive Bolkenstein, et elle devra l'achever courant 2010. Mais Bolkestein bis n'arrive pas seul, c'est un ensemble de textes européens menaçant de faire sauter les dernières protections de l'emploi encore en vigueur.
à lire sur Mariane 2

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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 00:13

 « Le tribunal administratif leur donne raison... pas d'intégration de la Communauté d'Agglo Riviera Française dans la Communauté Urbaine de Nice au 1er janvier 2010. Bravo à l'Association de Défense de la Riviera Française, aux élus de Beausoleil ainsi qu'au mouvement populaire contre cette fusion précipitée, sans consultation des citoyens ». P Gerard (conseillère régionale et municipale de Menton)

 

Et nous à Peille, on ne se serait pas un peu précipité… ?

Un petit référendum n’aurait pas fait de mal, et dans tous les cas aurait permis à notre adjoint de service de vérifier sans doute la relativité de son affirmation dans le dernier numéro du journal des Paillons.

Je lui pose donc clairement la question :

Dite moi Monsieur Yves LALUE, qu’est qui vous permet d’affirmer au nom des peillois que la majorité des habitants de notre commune est favorable à une entrée dans le pays des paillons ? Pouvez-vous citer vos sources ou votre enquête ? J’attends votre réponse avec beaucoup d’impatience !
"les seuls combats perdus d'avance sont ceux qu'on ne livre pas"

Jacky Marcotte

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