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LE MONDE | 05.11.09 | 12h02
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L'assouplissement de la carte scolaire, instauré à la rentrée 2007, renforce la ghettoïsation des collèges "ambition réussite", ces établissements scolaires dont les élèves cumulent les difficultés sociales et scolaires. C'est ce que souligne un rapport de la Cour des comptes présenté mardi 3novembre devant la commission des finances du Sénat.
C'est au détour d'une enquête sur les dispositifs éducatifs dans les quartiers sensibles que les rapporteurs de la Cour ont découvert un phénomène de renforcement de la ghettoïsation des établissements difficiles, conséquence de l'assouplissement de la carte scolaire. Nombre d'observateurs s'en doutaient, mais personne ne pouvait en apporter la preuve, le ministère de l'éducation nationale refusant de communiquer sur le sujet. Désormais, une première indication chiffrée existe.
Dans son rapport, la Cour des comptes estime que, sur un total de 254collèges "ambition réussite", 186 ont perdu "jusqu'à 10%" de leurs élèves du fait de la réforme de la carte scolaire voulue par Xavier Darcos.
Alors ministre de l'éducation, il avait jugé que la carte scolaire, qui affecte un élève dans un collège ou un lycée en fonction de son lieu de résidence, "n'assure plus l'égalité des chances et ne répond plus aux attentes des familles", car elle est "régulièrement contournée".
Même s'il chiffre à 7 %, et non pas 10 %, la perte d'élèves par certains collèges difficiles, l'actuel ministre de l'éducation, Luc Chatel, n'a pas contesté ces résultats. M.Chatel dit attendre, "d'ici à la fin de l'année, une étude plus détaillée" par ses services, le rapport rendu public par Jean Picq, président de la troisième chambre de la Cour des comptes, ne reposant que sur six collèges "ambition réussite" de trois académies: Aix-Marseille, Lille et Versailles.
Plutôt que sur la fuite des collèges difficiles par leurs élèves, le ministre préfère mettre l'accent sur "50 établissements “ambition réussite” qui sont devenus plus attractifs et ont gagné des élèves", et sur les familles qui "sont satisfaites de l'assouplissement de la carte scolaire". "D'ailleurs, le gouvernement entend poursuivre jusqu'à sa disparition", note-t-il.
De son côté, M.Picq admet que "six collèges difficiles, ce n'est pas très représentatif." "Mais personne n'a remis en cause nos conclusions, remarque-t-il. Nous avons vraiment rencontré tout le monde: principaux, équipes pédagogiques, recteurs, inspecteurs d'académie, élus, associations… Tous ont relevé un aspect positif: des élèves boursiers ont pu aller étudier dans de meilleurs établissements. Et un aspect négatif: la perte d'élèves." La Cour prône de ce fait l'accentuation de la lutte "contre la constitution de “ghettos scolaires”".
Le libre choix des familles mis en avant par MM. Darcos et Chatel n'en est pas un aux yeux de la sociologue Agnès van Zanten, pour qui "le choix de l'établissement n'a de sens que s'il y a une vraie offre. Or les familles doivent se déterminer entre un bon et un mauvais établissement, ce qui n'est pas un choix. Et comme elles choisissent toutes les mêmes établissements, cela crée de l'insatisfaction".
Pour l'auteure de Choisir son école (éditions PUF), le rapport de la Cour des comptes n'est pas une surprise: "L'idée était de récompenser les bons élèves des classes populaires. Les enseignants eux-mêmes les invitent à quitter les mauvais établissements, ce qui conduit à la fuite des “têtes de classe” et à la ghettoïsation." Même dépit du côté du SNES, principal syndicat du secondaire: "Le message d'origine qui était celui de la méritocratie scolaire, devient “quittez votre quartier”. Au bout de deux ans, on a des collèges qui ont perdu jusqu'à 40% de leurs effectifs", déplore Daniel Robin, co-secrétaire général.
Comment corriger ces effets pervers? Le SNES réclame plus de moyens. M.Chatel propose, entre autres, d'ajouter aux critères permettant l'accès à un meilleur établissement (boursiers, handicapés), le fait d'être élève d'un collège "ambition réussite". Ce changement pourrait cependant augmenter la ghettoïsation desdits collèges. MmevanZanten imagine, elle, d'"instaurer des quotas par catégories d'élèves (bons, moyens, mauvais) dans les établissements, comme l'Angleterre qui prend des mesures contre le libre choix".
La Cour des comptes estime, quant à elle, que la lutte contre l'échec scolaire fondée sur l'aide individualisée, ne peut plus reposer sur le volontariat des enseignants et des élèves. "Il faut intégrer cette aide dans les obligations de service, mais ça risque d'être la révolution", prévient M.Picq.
Marc Dupuis
Article paru dans l'édition du 06.11.09
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SITUATION DE LA NÉGOCIATION
AVEC LE MINISTÈRE DE LA CULTURE
LE 5 NOVEMBRE 2009
1. RENCONTRE AVEC FRÉDÉRIC MITTERRAND LE 23 OCTOBRE 2009
Richard Martin a rencontré le Ministre de la Culture dans son bureau, à la rue de Valois,
le 23 octobre 2009. Au cours de cette rencontre, dont le ton a été ouvert, franc et honnête, la situation du théâtre Toursky a pu être exposée en détail. Le Ministre a dit son souhait de réparer
l’injustice qui avait été faite au théâtre et a donné à Richard sa « parole d’honneur » qu’il mettrait tout en œuvre pour qu’une aide
immédiate soit attribuée au titre de l’année 2009 et qu’une convention pluriannuelle soit établie pour les années 2010-2012.
Le Ministre a annoncé qu’il enverrait une lettre à Richard avant la fin du mois d’octobre pour lui indiquer quelle somme il serait en mesure de débloquer pour 2009, étant entendu que celle-ci ne saurait être le montant de 15.000 euros que Richard avait qualifié d’indécent, et que ses services – mais pas le Directeur de la DRAC PACA, Monsieur François Brouat, avec lequel toute collaboration était devenue impossible – prendraient contact avec Richard pour établir la convention pluriannuelle. Cette convention devait ouvrir l'accès à un financement destiné à soutenir son projet global, celui-ci incluant à la fois une politique tarifaire volontariste pour les publics défavorisés, une grande ouverture internationale et la poursuite de son travail de création.
Le Ministre a conclu en annonçant qu’il rencontrerait de nouveau Richard lors de son passage à Marseille le 30 novembre prochain.
Richard a pris acte de la parole donnée par le Ministre et s’est déclaré satisfait que les voies de la communication aient été rouvertes avec le Ministère.
2. NÉGOCIATIONS AVEC LE MINISTÈRE DE LA CULTURE
Sans nouvelle du Ministre le 2 novembre, Richard Martin a téléphoné à
Georges-François Hirsch, Directeur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles, qui lui a proposé 15.000 euros d'aide au titre de l'année 2009, somme qui avait été expressément jugée
« indécente » dans le bureau du Ministre.
Dans ce même entretien téléphonique, Monsieur Hirsch a indiqué qu'il convenait que le théâtre fasse parvenir un dossier de demande d'aide qui, selon lui, ne devrait porter que sur un projet définissant les actions concernant le quartier défavorisé dans lequel le théâtre est implanté, ajoutant qu'il ignorait quelle somme pourrait être débloquée.
Outre le fait que le dossier du théâtre Toursky a déjà été remis à Monsieur Hirsch, en mains propres, lors de la rencontre avec lui, le 15 octobre à Paris, la demande de celui-ci ignore délibérément le projet du théâtre, qui est un projet global et ne saurait se limiter au seul accueil des publics défavorisés. Monsieur Hirsch a clairement affirmé que l’État ne soutiendrait en aucun cas le fonctionnement du théâtre ni sa programmation.
Monsieur Hirsch a, par ailleurs, ajouté qu'il faudrait bien, le moment venu, que les relations reprennent entre le théâtre Toursky et Monsieur Brouat.
Le 3 novembre, Monsieur Hirsch a fait une nouvelle proposition : 15 000 euros en 2009 et 65.000 euros par an pour la période 2010-2012, ou bien 30.000 euros en
2009
et 50.000 euros par an pour la période 2010-2012.
Sans s’étendre sur la bizarrerie arithmétique de cette proposition, il convient, en revanche, de souligner le caractère indigne d'un tel « marchandage de tapis » dont le théâtre n’est en rien l'initiateur.
Dans une lettre adressée par Richard Martin à Frédéric Mitterrand le 5 novembre, Richard a rappelé une nouvelle fois au Ministre que la subvention qui lui avait été, selon les propres termes du Ministre, « injustement » supprimée s'élevait à 185.000 euros et qu'en conséquence, les deux termes de l'alternative qui lui était proposée étaient, l'un comme l'autre, proprement irréalistes et inacceptables.
En outre, la confiance envers les services du Ministère de la Culture ayant été sérieusement ébranlée au cours des dernières semaines, Richard a souhaité savoir si la proposition que lui faisait Monsieur Hirsch était la sienne ou celle du Ministre. Monsieur Hirsch a répondu à Richard qu'il s'était entretenu avec Monsieur Mitterrand à ce sujet et qu'il s'agissait bien de la proposition du Ministre. Sans courrier de la part de ce dernier, Richard a peine à y croire, tant cette proposition est éloignée de ce qu’il croyait avoir perçu de sa compréhension du Toursky et de son souci de normaliser la relation du théâtre avec le Ministère.
3. INTERVIEW DE MIICHEL SAPPIN, PRÉFET DE LA RÉGION PACA DANS LE JOURNAL 20 MINUTES DU 28 OCTOBRE
Dans le journal 20 minutes du 28 octobre, soit
cinq jours après l’entretien avec le Ministre, le Préfet Sappin a énoncé des contre-vérités encore plus énormes que celles qui avaient déjà été proférées par le Directeur de la DRAC PACA. Il
y déclare en effet :
« Le Toursky est le théâtre le
plus subventionné de PACA. Entre la mise à disposition du théâtre par la ville, les subventions de la ville, de la région et du département, on
arrive
à 2,3 millions d'euros. Soit plus que certaines scènes nationales ».
Outre que c'est la première fois qu'est mentionnée la mise à disposition du théâtre par la Ville, la façon dont cette affirmation est formulée laisse entendre qu'à
Marseille, les autres théâtres comparables au Toursky – Théâtre National de la Criée, Scène Nationale du Merlan,
Théâtre du Gymnase – ne bénéficieraient pas de ce même soutien, ce qui est, bien entendu, faux. L'argument est d’autant plus choquant que le Toursky est, il faut le rappeler, situé dans le
quartier le plus défavorisé et le plus blessé de Marseille, là où la valeur locative est la plus basse. On en arrive à penser que cette nouvelle
formulation n'a qu'une seule motivation : gonfler artificiellement encore un peu plus le montant des subventions reçues par le Toursky pour tenter de mieux discréditer son combat.
Or, et c'est la deuxième contre-vérité, le Toursky n'est pas « le théâtre le plus subventionné de PACA », ni même de Marseille !
En 2009, le Toursky a reçu des subventions pour
un total de 1.413.000 euros,
dont 1.007.000 euros de la Ville de Marseille, 227.000 euros du Conseil Régional PACA
et 179.000 euros du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.
La même année :
- le Théâtre National de la Criée recevait un total de 3.719.667 euros
(2.869.667 euros du Ministère de la Culture et de la Communication et 850.000 euros de la Ville de Marseille) ;
- la Scène Nationale du Merlan recevait un total de 1.938.576 euros
(558.576 euros du Ministère de la Culture et de la Communication, 1.080.000 euros de la Ville de Marseille, 160.000 euros du Conseil Régional PACA et 140.000 euros du
Conseil Général des Bouches-du-Rhône) ;
- le Théâtre du Gymnase recevait un total de 1.782.500 euros (244.500 euros du Ministère de la Culture et de la Communication, 1.300.000 euros de la Ville de Marseille, 168.000 euros du Conseil Régional PACA et 70.000 euros du Conseil Général des Bouches-du-Rhône).
Dans la même interview à 20 minutes, le Préfet Sappin a ajouté que c'était le manque de créations portées par le Toursky qui avait justifié l'arrêt des subsides d'État. C’est la première fois qu’un tel argument est avancé et il constitue une troisième contre-vérité flagrante.
D’une part, il convient, en effet, de rappeler qu’en 1995, le Directeur du théâtre et des spectacles de l’époque, Monsieur Jacques Baillon, avait effectué la première suppression de la subvention au Toursky au prétexte que l’aide de l’État était « destinée à l’accueil de spectacles » et que son utilisation pour le financement d’une production constituait une rupture unilatérale de contrat de la part du Toursky.
D’autre part, et pour s’en tenir aux seules années 2008 et 2009, le théâtre Toursky a présenté treize créations :
- 2 productions/créations et reprises : À l’amour, Citoyens ! (avec Richard Martin, Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault, Caroline Casadesus, Didier Lockwood, 2009) et La Révolte des fous (de Henri-Frédéric Blanc avec Richard Martin, 2008), ce dernier spectacle ayant également bénéficié de 21 représentations au Festival d’Avignon 2009 ;
- 2 coproductions/créations : Mon Golem (Wladyslaw Znorko - Compagnie Cosmos Kolej, 2009) et Dégun de la Canebière (Quartiers Nord, 2009) ;
- 6 coréalisations/créations : Temps forts de l’Inde (Compagnie Arabesques & Mudras, XIXème Festival Mai-diterranée, 2009), Cavale ou le cabaret grotesque (Sam Harkand et Compagnie, 2008), La Poésie crie au secours ! (Richard Martin et l’Orchestre Philharmonique de Marseille, 2008), Guitares du monde (XVIIIème Festival Mai-diterranée, 2008), Compañia En Klave Flamenca (IVème Festival International de Flamenco, 2008) et Indanse (Compagnie Arabesques & Mudras, XVIIIème Festival Mai-diterranée, 2008) ;
- 3 créations : Des Idéaux (Compagnie Alzhar, 2008), CarmenSeitas -
De la Carmen de Bizet au chœur de la Seita (Edmonde Franchi, 2008) et La Revue Marseillaise
(Quartiers Nord, XVIIIème Festival Mai-diterranée, 2008).
Toutes ces contre-vérités, qui frisent la malveillance, sont émises pour nuire à l'image du théâtre Toursky, pour discréditer le combat que mène Richard depuis des années – et tout particulièrement aujourd'hui – pour la reconnaissance de son projet et, in fine, à son honnêteté. Et lorsque, dans le même article de 20 minutes, il est dit que le Ministère de la Culture « ne veut pas confirmer que [Richard ait] obtenu une aide pour 2009, assurant seulement qu'un rendez-vous avait bien eu lieu », Richard ne peut que s’inquiéter de ne pas encore avoir reçu le courrier promis par Frédéric Mitterrand.
4. QUE FAIRE MAINTENANT ?
Le Ministre a donné sa parole d'honneur qu’il réparerait l'injustice dont le Toursky a été la victime. Ce sont là des paroles fortes que Richard Martin a acceptées et dont il a fait part au Sénateur-Maire de Marseille. C'est parce que lui et Jean Poncet avaient confiance en Frédéric Mitterrand qu’ils ont suspendu leur grève de la faim. C'est parce qu'ils les suivaient dans cette confiance que leurs amis Ahmed Massaia, un des plus grands spécialistes du théâtre au Maghreb, et Virgil Ogasanu, l'un des plus célèbres acteurs de Roumanie, n'ont pas encore rejoint leur grève de la faim.
Richard Martin se refuse encore à croire à une trahison du Ministre. C’est pourquoi,
le 5 novembre, il a écrit une lettre à Frédéric Mitterrand pour lui dire son incompréhension et son inquiétude face à son silence et à l’attitude des services de l’État qui font mine d’ignorer la
teneur de l’entretien du 23 octobre et, pire, qui diffusent publiquement des informations de plus en plus grossièrement erronées. Dans ce courrier, Richard a réclamé au Ministre une réponse
claire et adaptée, dont nous soyons assurés qu’elle reflète bien son analyse. Il a solennellement enjoint le Ministre à lui écrire vite, personnellement, comme il s’y était engagé, pour lui faire
savoir comment il entendait soutenir, de manière crédible, le projet global du Toursky.
Face aux ambiguïtés de l'heure et dans l’attente de la réponse du Ministre, il convient que le Comité de soutien du théâtre Toursky se mette de nouveau en alerte et avec lui tous les hommes de culture et les hommes politiques qui ont apporté leur concours au combat du théâtre.
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Le Théâtre Toursky entre en Résistance
"Je suspends ma grève de la faim |
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Le samedi 3 octobre 2009
Richard Martin a entamé |
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Rejoignez le Comité de soutien |
A Georges-François Hirsch
Ministère de la culture et de la communication : 3 rue de Valois - 75033 Paris.
Le Toursky, implanté dans un quartier populaire, apparaît plus que jamais comme une réponse à la sclérose sociale. Pour faire face à une crise économique sans précédent, la culture ne doit pas
mourir. Cependant, laisser mourir un théâtre c’est laisser mourir la culture et, laisser mourir la culture c’est laisser mourir l’homme qui est un être de culture.
D'évidence, le théâtre pour lequel se bat Richard Martin depuis de nombreuses années apporte aux jeunes, aux moins jeunes et aux plus âgés le réconfort dans la prise de conscience d'une identité
et d'une appartenance culturellement européenne et, surtout, dans la constitution d'un imaginaire collectif. Dans cette période d’instabilité angoissante nous avons besoin de rêver. Pour
témoignage : la fréquentation du théâtre Toursky n'a jamais été aussi grande qu’aujourd'hui.
Que souhaite Richard Martin ? Le rétablissement de l'intégralité des subventions du Ministère de la Culture injustement retirées au Toursky. Un homme qui se bat pour notre accès à la culture, qui
se débat dans un labyrinthe économique et qu’on abat, mérite bien qu’on se débatte pour lui apporter notre soutien.
Richard Martin commencera une grève de la faim le samedi 3 octobre 2009 à 21 heures, au Théâtre Toursky. Un homme, Richard Martin, ne s'arrêtera qu'avec le rétablissement des subventions Drac
Paca injustement retirées et, s’il n’en reste qu’un pour sauver notre théâtre ce sera celui là.
pour signer la pétition: http://4463.lapetition.be/
«Une autre victime a été retrouvée à Scaletta Zanclea portant le nombre de morts à 21», a déclaré à Messine le chef de la Protection civile, Guido Bertolaso.
Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qui a renoncé à se rendre sur place ce samedi, est maintenant annoncé en Sicile pour dimanche.
Sur le terrain, les équipes de la protection civile et les pompiers, appuyés par quatre unités cynophiles et 200 volontaires, continuent de déblayer les décombres, tandis que des hélicoptères chargés de vivres portent secours aux survivants situés dans les zones isolées.
À Scaletta Zanclea, au sud de Messine, des maisons entières se sont écroulées et les bulldozers creusaient sous quatre à cinq mètres de boue.
Quant aux survivants, qui ne peuvent avoir accès aux décombres de leur maison, ils sont privés d'eau.
De fortes averses dans la nuit de jeudi à vendredi ont provoqué des crues soudaines, éboulements et coulées de boue qui ont emporté maisons et véhicules.
Environ 80 personnes ont été blessées, certaines brûlées par des explosions de bouteilles de gaz, et 400 ont dû être évacuées.
"Le maire a des morts sur la conscience parce que ce désastre était prévisible", a déclaré à l'agence italienne Ansa un marin de 58 ans, dont la maison a été complètement submergée par la boue.
La colère monte en Italie. «Une fois de plus, les Italiens paient un prix très élevé à l'incurie et aux abus dans le secteur de l'immobilier, qui a bétonné de grandes parties du pays de façon
incontrôlée, en particulier dans le sud», a déclaré la responsable de l'Environnement du Parti démocrate (opposition).
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2009/10/20091003-113817.html
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