ANALYSE des PRESIDENTIELLES PAR BVA

Publié le par PEILLE 2008

BILAN DES ENSEIGNEMENTS
DU BAROMETRE BVA-BFM-LES ECHOS
SUR LA CAMPAGNE ELECTORALE
Une pièce en 4 actes d’octobre 2006 à avril 2007
 
10 MAI 2007
SYNTHESE DES 7 SYNTHESES MENSUELLES
REALISEES DEPUIS OCTOBRE 2006
Gaël Sliman
Directeur adjoint de BVA Opinion
 
 
1 – Nature du document
Ce document présenté comme une pièce de théâtre en 4 actes retrace l’histoire de cette campagne présidentielle vue à travers le prisme unique de notre baromètre de l’Economie BVA-BFM-Les Echos. Il est donc construit à partir des 7 synthèses mensuelles du baromètre qui ont été fidèlement compulsées et ne sont que raccourcies et « mises en scènes » : les grands titres encadrés et soulignés présentés comme des « actes » et des « scènes » résument l’information de ces synthèses mais en ayant bien à l’esprit le résultat final de l’élection. Tout le corps du texte (en bleu) des synthèses est lui totalement et strictement « d’époque ».
2 – L’histoire racontée
Ce document fait un sort à plusieurs idées plus ou moins à la mode parmi les commentateurs selon lesquelles :
- La très large victoire de Nicolas Sarkozy prouverait une droitisation de la société française
- Ségolène Royal a perdu car elle a été « plombée » par le programme économique et social que lui imposait le PS
- La « centrisation » était et est encore attendue par les électeurs de gauche et c’est pour ne pas l’avoir effectuée assez nettement que Ségolène Royal a perdu 

L’examen de nos études dément indéniablement chacune de ces trois « analyses ». Il prouve au contraire que la gauche avait toutes ses chances de l’emporter mais qu’elle n’y est pas parvenue en n’assumant pas assez ses mesures et l’orientation idéologique et politique qu’elle induisait. C’est bien l’absence de lisibilité politique de la candidate sur les grands enjeux économiques et sociaux conjuguée à une propension à se « centriser » (entre-deux tours) voire à se « droitiser » (autorité, sécurité et drapeau) en faisant campagne sur les thèmes de son adversaire qui explique le mieux cette déroute.
3 – La portée du document
Aussi radicales qu’apparaissent les conclusions présentées ci-dessus, notre objet n’est évidemment pas de prendre parti politiquement. Il nous apparaît simplement pleinement légitime de répondre à des questions qui se posent aujourd’hui et auxquelles nos études nous permettent de répondre. Par ailleurs, nous nous devons de préciser ces conclusions ne valident ou n’invalident en rien quelque orientation que le PS souhaiterait prendre pour l’avenir : savoir que l’on a perdu pour avoir été trop flou et s’être coupé des catégories populaires et des sympathisants de gauche ne signifie pas nécessairement qu’il faille que ce parti embrasse une ligne plutôt qu’une autre. Dit plus directement, cette analyse dont l’ambition unique est de permettre de mieux comprendre les vraies raisons de l’échec du PS (qui étaient sans doute déjà celles de celui de 2002) ne cautionne pas mécaniquement l’adoption d’une ligne « classique » ni n’invalide la pertinence d’une ligne « réformiste ». En effet, le triomphe de Nicolas Sarkozy a assez bien montré qu’une offre politique non systématiquement suiviste par rapport à la demande de son électorat pouvait très bien parvenir à remporter son adhésion in fine.
 
 
Ou alors laissez-moi votre Courriel je vous transférerai le document en format PDF. Pour Peille 2008 Jacky Marcotte

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