UNE BIEN BELLE SOIREE

Publié le par PEILLE 2008

Elle vient de se terminer….
Ce fut  une bien belle soirée qui a fait suite à la kermesse de l’Ecole André Marie, et je ne parle pas que des danseuses et danseurs de capoeira.
Une kermesse à Mary-Garden… peut être une dernière avant bien longtemps,  "Errare humanum est, perseverare diabolicum !" merci aux parents qui ont œuvré pour cette réalisation, merci aux enfants, merci à tous…
Une soirée Brésilienne place saint Antoine avec la présence d’Amnesty international, je voudrais rendre hommage aux militants qui travaillent à longueur d’année pour défendre les atteintes aux droits de l’Homme et aux droits de l’Enfant. Je ne saurai que trop vous recommander d’aller visiter leur site internet : http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty
Pour vous donner envie de le visiter je reproduis ci-dessous un extrait de leur rapport :
 
 

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Amnesty International est un mouvement mondial composé de bénévoles qui oeuvrent en faveur du respect des droits de l’être humain et choisissent, par solidarité, de consacrer une partie de leur énergie et de leur temps à défendre les victimes des violations des droits humains.
 
La vision d’Amnesty International est celle d’un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et d’autres textes relatifs aux droits humains.
 
Afin de poursuivre cet idéal, Amnesty International mène de front sa mission de recherche et d’action pour prévenir et empêcher les graves atteintes aux droits de l’intégrité physique et mentale, à la liberté de conscience et d’expression et prévenir toute forme de discrimination.
Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute puissance économique, de toute tendance politique et croyance religieuse.
Sa seule et unique préoccupation est de contribuer impartialement à la protection des droits humains.
 
Amnesty International est un mouvement démocratique et autonome, qui regroupe plus de 1,8 million de membres et de sympathisants actifs dans plus de 150 pays et territoires.
Ses ressources proviennent essentiellement de dons et des fonds réunis par le mouvement.
Résumé des préoccupations d’

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Le présent rapport s'intéresse à une trentaine d'affaires de graves violations des droits humains, avérées ou présumées, commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes, entre 1991 et 2005.
Ces violations ont pris la forme d'homicides illégaux, de recours abusifs à la force, d'actes de torture ou autres mauvais traitements et d'injures racistes.
La plupart des plaintes déposées par les victimes de tels actes viennent seulement d'aboutir ou sont toujours en cours d'examen par la justice.

Dix-huit de ces affaires sont décrites dans le détail. Toutes concernent des personnes d'origine étrangère.
La plupart des plaintes pour mauvais traitements policiers ont été déposées à la suite de contrôles d'identité ayant dégénéré et ont abouti, d'un côté, à des plaintes pour mauvais traitements contre la police et, de l'autre, à des accusations d'outrage et de rébellion formulées en réponse par les policiers contre les plaignants.
Généralement, les victimes de ces mauvais traitements ont reçu des coups de pied, de poing ou de matraque qui ont entraîné des fractures du nez, des lésions oculaires ou d'autres blessures.
Beaucoup se sont aussi plaintes d'avoir reçu des injures racistes et de s'être vu infliger par la police des traitements dégradants et indignes.

Après avoir enquêté pendant des années sur ces affaires de graves violations des droits humains, Amnesty International a conclu à l'existence d'un phénomène d'impunité de fait pour les policiers en France.
Les facteurs qui favorisent ce climat d'impunité sont, entre autres, les lacunes ou les faiblesses de la législation, notamment l'absence de définition exhaustive de la torture dans le Code pénal français et les dispositions qui privent les gardés à vue de la possibilité de consulter un avocat dès le début de leur garde à vue.
Par ailleurs, la loi n'est pas toujours bien appliquée et l'on constate notamment que les policiers, le ministère public et les tribunaux ne marquent souvent aucun empressement à poursuivre les auteurs de violations des droits humains quand ce sont des policiers.

Amnesty International est aussi préoccupée par la lenteur des procédures judiciaires, par l'existence d'une justice "à deux vitesses" beaucoup plus rapide pour les plaintes déposées par des policiers que pour les plaintes déposées contre des policiers et par les condamnations prononcées, qui ne sont souvent pas à la mesure de la gravité des crimes commis.
Les préoccupations de l'organisation dans ces domaines sont illustrées par des exemples concrets portant sur des affaires qui, aux yeux d'Amnesty International, n'ont pas été traitées par les mécanismes de plainte internes ou les tribunaux, comme le demandent les normes nationales et internationales, de façon complète et impartiale et dans les plus brefs délais.

Face à l'augmentation continue du nombre de plaintes pour mauvais traitements policiers, qui a été particulièrement marquée en 2004, Amnesty International a formulé un vaste éventail de recommandations qui, si elles étaient appliquées, permettraient de mettre un terme à l'impunité de fait qui reste généralisée au sein des institutions françaises.
L'organisation recommande notamment la création d'un organisme indépendant disposant de ressources suffisantes pour enquêter sur toutes les allégations de graves violations des droits humains imputées à des agents de la force publique, qui remplacerait à terme les mécanismes internes de plainte de la police pour les enquêtes sur les affaires de ce type.
Amnesty International exhorte aussi les autorités françaises à faire en sorte que tous les gardés à vue puissent consulter un avocat dès le début de leur garde à vue, que tous les interrogatoires de police soient filmés et que les procédures et les lignes de conduite relatives aux contrôles d'identité soient soigneusement revues afin d'éviter les contrôles discriminatoires.

Le racisme est un facteur important dans beaucoup des affaires décrites dans ce rapport.
Presque toutes les affaires dont Amnesty International a eu connaissance concernaient des personnes d'origine ethnique non européenne, principalement originaires d'Afrique du Nord ou d'Afrique subsaharienne.
L'organisation a constaté que les fautes policières, notamment les mauvais traitements, étaient commises principalement contre des personnes perçues comme étrangères ; elle estime que cela révèle l'existence d'une perception officielle selon laquelle ces personnes sont davantage susceptibles de constituer une menace à la sécurité ou de commettre des infractions que les Blancs ou les non-musulmans, qu'il s'agisse de Français ou d'autres Européens.
Cette discrimination peut renforcer l'impunité pour les policiers responsables de mauvais traitements contre de telles personnes ; en effet, ils agissent en sachant que leur comportement ne fera l'objet d'aucune enquête approfondie, voire d'aucune enquête quelle qu'elle soit.
L'une des conséquences de ce climat d'impunité est que les victimes de violations sont réduites au silence, soit parce qu'elles ne se sentent pas capables de dénoncer les violences qu'elles ont subies, soit parce que la police ou le parquet décident de ne pas entendre ou de ne pas enregistrer leurs plaintes, ou encore n'y donnent pas suite.

Dans ce
rapport, Amnesty International engage instamment le gouvernement français, entre autres, à faire appliquer plus strictement les lois existantes qui interdisent les atteintes racistes et à mieux surveiller leur mise en œuvre, ainsi qu'à veiller à la bonne application des dispositions qui font des mobiles racistes une circonstance aggravante dans certaines infractions.
Flag-of-Brazil-svg.pngJ’ai aussi envie de vous communiquer quelques petites choses en lien avec le Brésil et cette soirée de fête, non sans avoir salué l’heureuse initiative du Comité des fêtes.
La capoeira
est un art martial brésilien qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil et principalement d'Angola qui était alors tout comme le Brésil une colonie du Portugal.
Etymologiquement, le mot capoeira, désigne d'abord un type de végétation, proche de la brousse : c'est généralement dans ces zones broussailleuses de la capoeira que les esclaves évadés pouvaient trouver refuge lorsqu'ils étaient poursuivis par leur maître.
La capoeira est, semble-t-il, apparue au XV-XVIe siècle au Brésil. Elle était alors exclusivement pratiquée par les esclaves noirs. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique. Les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat et les "joueurs" prennent souvent position en équilibre sur les mains pour effectuer leurs mouvements de jambes.
Cette technique originale trouve sa source dans les combats entre les esclaves : leurs chevilles étant entravées par des chaînes pour les empêcher de s'enfuir des plantations, il ne leur était pas possible d'effectuer des coups d'une jambe en gardant l'autre au sol. Ils ont donc privilégié les mouvements où les deux jambes restent proches, projetées sur l'adversaire par des sauts impulsés au sol avec les bras. Par ailleurs, il était interdit aux esclaves d'apprendre à se battre, l'enseignement du combat se fit donc sous la forme d'une danse.
Il existe deux variantes de capoeira :
la capoeira Angola : variante originelle du jeu. Les mouvements sont lents et souvent effectués proche du sol.
la capoeira Regionale : créée aux environs de 1930 par Mestre Bimba, cette variante intègre des mouvements du ju-jitsu, de la boxe et de la lutte gréco-romaine. Avec ses mouvements plus rapides et acrobatiques que pour l'Angola, cette variante est la plus pratiquée aujourd'hui dans le monde.
Au niveau international, la discipline de la capoeira est organisée en groupes, eux-mêmes composés d'académies et d'écoles. Ces différents groupes possèdent leurs propres aspirations, pratiques et coutumes, tout en conservant la base culturelle commune de la discipline.
La principale caractéristique de la capoeira est la roda : deux joueurs de capoeira se trouvent au centre d'un cercle formé par les autres membres qui jouent de la musique en utilisant le berimbau et d'autres instruments (pandeiro, atabaque...). Au son de la musique, les joueurs miment, jouent un combat.
La capoeira est enseignée dans des écoles spécialisées où règne une hiérarchie très précise entre le Maître (o Mestre) et ses élèves (dont certains ont un niveau suffisant pour enseigner à leur tour). La discipline et le respect mutuel sont des valeurs fondamentales de cette pratique. Les différents niveaux de technicité d'un capoeiriste sont sanctionnés un peu comme au judo ou au karaté par la remise d'une ceinture de couleur, chaque couleur correspondant à un grade ou degré de connaissance (technique, chants, instruments). Le grade n'atteste pas uniquement les capacités techniques du pratiquant, mais récompense aussi son niveau d'investissement, d'implication dans son école ou son groupe (organisation, participation aux manifestations, etc). Il est ainsi possible de "sauter" une corde lors de son ascension dans la hiérarchie. Le nombre de grades, ainsi que les couleurs des ceintures leur correspondant, ne sont pas identiques pour tous les groupes.source Wikipedia
Brazil-svg.pngLa République fédérative du Brésil est le pays le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique latine. Avec une superficie de 8 514 877 km², environ 12 fois la France, et 190 000 000 habitants, environ 3 fois plus qu'en France, c'est aussi le cinquième pays du monde tant par l'étendue de son territoire que par l'importance de sa population. Il se situe dans la partie centrale et nord-est de l'Amérique du Sud. Tous les pays d'Amérique du Sud possèdent des frontières avec le Brésil à l'exception du Chili et de l'Équateur. Il est bordé sur sa moitié est par l'océan Atlantique sur plus de 7 360 km.
Conquis par les Portugais à partir de 1500, le Brésil est le premier pays lusophone par la superficie et la population. Le pays porte encore les stigmates d´un long passé colonial. Le Brésil fut la colonie d´Amérique qui a le plus importé d´esclaves d´Afrique, aujourd´hui plus de la moitié de la population a des origines africaines. Depuis sa création, le pays a suivi une politique ultra-libérale ce qui explique que les inégalités socio-économiques y soient parmi les plus fortes du monde. Les Noirs occupent le bas de l´échelle sociale dans un pays ou la ségrégation raciale bien que non officielle existe bien de facto. 
source Wikipedia
MERCI,
Jacky Marcotte

Publié dans EDUCATION-CULTURE

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Marie-Eve 23/06/2007 14:29

Moi, je n'ai rien contre un peu de culture partagée! je crois que des "conneries" pour détendre on en est gavé tous les jours:).Parfois certaines pensées peuvent être génantes et nous remettre en question dans nos propres croyances...Mais, ce n'est-il pas comme cela que l'on évolue vers un esprit critique plus fin et juste? et que l'on élargie son ouverture d'esprit?Ici, j'ai trouvé un blog intéresssant à lire

juju 20/06/2007 23:58

ça ne vous arrive donc jamais de vous faire plaisir sans toujours mettre au milieu de vos activités de détente des pensées politiques et sociales?à part cela pas mal et sympas les liensjuju

ludo 17/06/2007 15:16

Quelques infos ne font pas de mal car effectivement au dela de la musique et d'un pays lointain ils y a des femmes et des hommes qui souffrent. Merci d'avoir pensé aussi à parler dAmnesty international... et à bientot.