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ECONOMIE

Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 14:29

"Selon Patrick Viveret, les êtres humains sont sortis (pour la plupart) de l'ère de la pénurie, mais utilisent pourtant toujours les critères forgés durant cette ère pour gérer leur abondance actuelle. L'utilisation de cette ancienne grille d'analyse pour faire face à la situation actuelle renforce le couple "excitation/dépression". Mais il existe un autre couple possible, i.e. le couple "intensité/sérénité", porté historiquement par les traditions spirituelles, un couple plus adapté à l'ère de l'abondance. Les extraits ci-dessous proviennent du numéro 64 de la revue Nouvelles Clés proposant une interview de Patrick Viveret (numéro actuellement en kiosque).
Introduction : Longtemps proche de Michel Rocard, Patrick Viveret est fameux dans le monde des alter-mondialistes. Conseiller à la Cour des Comptes, on lui doit une nouvelle approche de la richesse et des monnaies libres. Mais sa grande contribution est de replacer les émotions, et d'abord l'amour, au milieu d'un paysage où elles n'ont habituellement pas droit de cité.
Nouvelles Clés: Depuis 20 ans, vous expliquez que la politique et l'économie se leurrent en évacuant la dimension émotionnelle. Et dans votre dernier livre "Pourquoi ca ne va pas plus mal ?", vous nous apprenez cette chose étonnante : face à la crise économique de 1929, John Maynard Keynes - l'économiste génial qui allait inspirer à Roosevelt son New Deal - dit ceci: "Le problème No 1 de l'économie, désormais, c'est qu'on ne nous a pas appris à jouir".
Patrick Viveret : En 1930, à la fin de ses "Essais sur la monnaie", dans un chapitre intitulé "Perspectives économiques pour nos petits-enfants", Keynes commence par dire: "Nous ne vivons pas une crise de la rareté, mais une crise de l'abondance; or, nous ne savons pas gérer l'abondance; c'est ce qui provoque une dépression nerveuse universelle". Il voit bien que le marché est myope, et, laissé à lui-même, crée des déséquilibres conduisant à des phénomènes pervers. Mais à un niveau supérieur, il voit ceci: pendant des millénaires, les humains ont été obsédés par la pénurie et la rareté; or, l'économie moderne, alliée à la technique, a réussi à nous sortir de là et, maintenant, nous sommes confrontés à un problème d'abondance et de surproduction que nous ne savons pas gérer... "parce que nous n'avons pas appris à jouir" ! 40 ans plus tard, c'est le reproche que lui feront encore des puritains comme Frederic Hayek, le théoricien de la contre-révolution que les pseudos "libéraux" Margaret Thatcher et Ronald Reagan mettront en oeuvre. L'hédonisme de Keynes, sa posture de vie jouissive leur est, aujourd'hui encore, insupportable. Le plus étonnant, c'est que cette partie méconnue de la pensée keynésienne coïncide avec les visions de 2 autres auteurs fameux: Georges Bataille et Sigmund Freud. En cette même année 1930, eux aussi écrivent sur le caractère profondément psychique de la crisé économique qui se déroule sous leurs yeux. Tout comme on ne connait pas la part anthropologique de Keynes, on ignore la contribution économique de Georges Bataille, limitant son travail à l'érotisme. On la retrouve pourtant clairement exprimée dans "La dépense", un article paru dans la revue libertaire "Critique sociale", qui deviendra le premier chapitre de "La part maudite". Que dit-il ? Que nous sommes tous obsédés par la "petite économique régionale", régie par la rareté, alors que nous devrions prendre en compte la "grande économie générale" des flux d'énergie qui traversent le monde, à commencer par l'énergie du soleil, pour nous apercevoir qu'en réalité, le problème n'est pas la rareté, mais l'abondance. Car dit-il, si nous n'apprenons pas à gérer l'abondance, la dépense finira toujours par se produire quand même (on ne peut faire autrement), mais sur un mode destructeur, pathologique, et notamment par la guerre. Et c'est précisément, à ce moment-là, que Freud écrit "Malaise dans la civilisation", où il fait l'hypothèse que les phénomènes psychiques, notamment névrotiques et dépressifs, ne sont pas simplement analysables sur le plan individuel, mais aussi sur le plan sociétal. [...]
Nouvelles Clés: Cela dit, l'occultation de l'émotionnel et de l'amour, on la retrouve aussi du coté des religieux.
Patrick Viveret : Et là encore par peur de l'abondance. Pensez à 2 flux d'abondance qui nous irriguent en permanence : le souffle et la sexualité [Viveret indique par ailleurs que ces 2 flux sont épousés par toute tradition spirituelle conséquente]. J'avais construit un scénario où les économistes parlant des besoins vitaux, au lieu de partir de l'alimentation, seraient partis de la respiration, besoin vital encore plus prioritaire : on peut se passer de manger quelque temps, pas de respirer. D'ordinaire, en bâtissant un modèle économique à partir de la nourriture et de sa rareté, on obtient un triangle "rareté-production-quantification". C'est le triangle basique qu'on retrouve dans tous les cours d'économie. Mais si vous bâtissez un modèle à partir de la respiration, tout change. Au sommet du triangle, vous avez l'abondance de l'air atmosphérique. La production, elle, devient une transformation de cet air que vous offre l'univers. Quant à la quantification de l'air respiré, elle n'a pas d'intérêt, ce qui compte, c'est la qualité de l'air. Et voilà que vous retrouvez les traditions de sagesse, qui nous ont toujours dit que l'essentiel, c'était d'apprendre, qualitativement, à respirer. Or, si vous partez de ce triangle "abondance-transformation-qualité", vous allez soudain beaucoup mieux comprendre les formes contemporaines de l'économie, qui sont celles de l'information, flux par définition illimité. L'économie de l'ère de l'information vous échappe si vous continuez à raisonner avec le triangle "rareté-production-quantification". Si par contre, vous raisonnez à partir du triangle de l'économie politique de la respiration, une nouvelle vision s'ouvre, positive et réaliste. [...]
Nouvelles Clés : Devant la montée de la violence, que faire ?
Patrick Viveret
: Spinoza nous donne la clé : face à la peur, il n'y a que la joie. Et ce qui caractérise la joie, c'est le couple "intensité + sérénité", qui s'oppose au couple dominant dans la sphère politique, économique et médiatique actuelle "excitation+dépression". Quand le Wall Street Journal dit : "Wall Street ne connait que deux sentiments, l'euphorie ou la panique", on voit bien que ce couple "excitation + dépression" est au coeur de notre société. Pour en sortir il faut reconnaitre que le coté positif de l'excitation est l'intensité, avec une autre façon de la vivre. Cette intensité-là, c'est l'art de l'attention, et non pas de la tension. Accepter de ne pas tout vivre, mais vivre ce que je vis le plus consciemment possible. La joie me vient quand je suis présent ici et maintenant. Mais je peux aussi me trouver à la "mauvaise heure", si je m'interdis le chagrin et la tristesse à l'occasion de la perte à l'occasion de la perte d'un être cher. Ce qui compte, c'est la qualité de la présence.

Par PEILLE le Blog - Publié dans : ECONOMIE
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 16:28

Appel région PACA

 

Dans notre région, aux ghettos du gotha se juxtaposent des poches de pauvreté extrêmes et la précarité massive. Tandis que la crise financière et la récession économique menacent maintenant tous les salariés, les retraités, l’immense majorité de la population, les associations, les services publics subissent une attaque sans précédent. Il est temps d’inverser la donne et de modifier les règles économiques et sociales.

Développer l’efficacité de l’action publique, c’est au contraire mettre au premier plan les principes de liberté et d’égalité et reconnaître les besoins essentiels (éducation, santé, formation, emploi, sécurité …) comme droits fondamentaux.

L’actualité démontre la nécessité du choix d’une société solidaire, où les services publics, indispensables au développement économique, social et culturel, sont les garants de ces droits.

L’intérêt général a besoin de personnels qualifiés présents sur tout le territoire, de solidarité, de stabilité, d’indépendance, comme seul le permet le statut des agents de la fonction publique, à l’opposé de la concurrence et de la soumission aux intérêts particuliers.

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), a comme effet de réduire encore le rôle de l’Etat en externalisant et privatisant ses missions, en précarisant les personnels, en reportant les charges sur les collectivités locales. Après d’autres secteurs (Poste, télécommunications, transports, énergie…), elle s’attaque aux trois fonctions publiques (d’Etat, hospitalière et territoriale) et à leurs missions.

Si une telle politique ne pouvait être empêchée, elle aurait comme conséquence la détérioration profonde des services rendus aux usagers, l’accroissement des inégalités sociales et spatiales, l’enfoncement du pays et de notre région dans la crise.

 
Nous, syndicalistes, responsables associatifs, élus, citoyens, usagers, voulons un large débat qui portera sur :

4les besoins de Service Public, une réponse plus adaptée aux attentes des Français

4une véritable démocratisation de l’Etat,

4les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités territoriales,

4la modernisation de la fonction publique en réponse à l’évolution marchande, qui engendre inégalités et destruction du vivre ensemble,

4une réforme fiscale assurant la redistribution et le financement de services publics plus efficaces.

Rassemblés autour des valeurs de solidarité, de justice, d’efficacité économique et sociale de tous les services publics, qui sont des investissements pour le présent et l’avenir, nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme aux projets destructeurs en cours, en organisant des assises régionales associant organisations syndicales, associations, collectifs et élus pour promouvoir les services publics de demain et préparer les mobilisations à venir.

Je vous rappelle l’adresse pour la signature : 
http://www.valplan.info/servicepublic/

merci d'avance Jacky Marcotte
Par PEILLE 2008 - Publié dans : ECONOMIE
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 11:50

 
 
En  2000   :   1 $  =  1,20  €
1 baril de  pétrole en dollars =
60  $
 Soit 1 baril  de pétrole en euros =
72,00  €
 Prix  du litre de gazole à la  pompe
=>   0,82  €    

 En  2008  :   1 $ =  
0,64
 
1 baril de  pétrole en dollars = 110  $
Soit 1 baril de pétrole en euros = 70,40  €
 Prix  du litre de gazole à la  pompe =>  1,28 €
au lieu de 0,80  
                    
Dans la zone euro (donc en France) le  baril de pétrole
, dont le cours et le paiement est basé sur le  dollar, coûte moins cher en 2008 qu'en 2000.  

En même temps, le prix à la pompe est (au moins) 50 %  plus cher.*  
 
* Jacques Quiblier, l'Humanité, 26  avril 2008

Ces 50 % de plus sortent de la poche des consommateurs. Dans  quelles poches vont-ils ?
L'augmentation des  fortunes des uns, c'est la baisse du pouvoir d'achat des  autres.
Les tenants de ce système entretiennent un  mensonge :
« le pétrole est  plus cher ». Les technocrates et les médias relaient  ce mensonge. Ils ont leurs « raisons  ».

Mais les citoyen-nes ont-ils raison de  gober (voire répéter) ce mensonge ? Ou bien vont-ils le dénoncer  et le combattre ?

A  VOUS   DE  VOIR  !

Par PEILLE 2008 - Publié dans : ECONOMIE
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 00:35

               Vous êtes nombreux à vous interroger sur le montant réel des indemnités de fonction de nos élus municipaux, conseillers généraux. Vous trouverez ci dessous les tableaux extraits des textes législatifs et réglementaires que nous pouvons vous faire parvenir par message électronique. Nous sommes convaincus qu'il est nécessaire d'informer. Et ainsi éviter toute spéculation sur "combien ça rapporte. Il va de soit que certains élus ont des véhicules à disposition et des remboursements de frais de déplacement en complément. Les taux sont les mêmes mais la valeur de l’indice 1015 à évolué depuis 2004. Pour être complet, un Vice président de la CARF devrait toucher 937,29€ par mois pour cette fonction.

Bonne lecture et à votre disposition

 

 

INDEMNITES DE FONCTION BRUTES MENSUELLES DES MAIRES AU 1er JANVIER 2004
Article L. 2123-23 du code général des collectivités territoriales 

POPULATION
(habitants) 

TAUX MAXIMAL
(en % de l'indice 1015) 

INDEMNITE BRUTE
(en euros) 

Moins de 500 

17 

612,85

De 500 à 999 

31 

1 117,54 

De 1 000 à 3 499 

43 

1 550,14 

De 3 500 à 9 999 

55 

1 982,74 

De 10 000 à 19 999 

65

2 343,24 

De 20 000 à 49 999 

90 

3 244,48 

De 50 000 à 99 999 

110 

3 965,48 

100 000 et plus (y compris PML) 

145 

5 227,22 

INDEMNITES DE FONCTION BRUTES MENSUELLES DES ADJOINTS AU 1er JANVIER 2004
Article L. 2123-24 du code général des collectivités territoriales 

POPULATION
(habitants) 

TAUX MAXIMAL
(en % de l'indice 1015) 

INDEMNITE BRUTE
(en euros) 

Moins de 500 

6.6 

237,93 

De 500 à 999 

8.25 

297,41 

De 1 000 à 3 499 

16.5 

594,82 

De 3 500 à 9 999 

22 

793,10 

De 10 000 à 19 999 

27.5 

991,37 

De 20 000 à 49 999 

33 

1 189,64 

De 50 000 à 99 999 

44 

1 586,19 

100 000 à 200 000 

66 

2 379,29 

Plus de 200 000 

72.5 

2 613,61 

INDEMNITES DE FONCTION BRUTES MENSUELLES DES CONSEILLERS GENERAUX AU 1er JANVIER 2004
Article L. 3123-16 du code général des collectivités territoriales 

POPULATION
(habitants) 

TAUX MAXIMAL
(en % de l'indice 1015) 

INDEMNITE BRUTE
(en euros) 

Moins de 250 000 

40 

1 442,00 

De 250 000 à moins de 500 000 

50 

1 802,49 

De 500 000 à moins de 1 million 

60

2 162,99 

De 1 million à moins de 1,25 million 

65 

2 343,23 

1,25 million et plus 

70 

2 523,49 

- Président du conseil général (*) : indice 1015 majoré de 45 % = 5 227,22 €.

- Vice-président ayant délégation de l'exécutif conseil général ou conseil de Paris (*) : indemnité de conseiller majorée de 40 %. 

- Membre de la commission permanente (*) : indemnité de conseiller majorée de 10 %. 

(*) Art. L. 3123-17 du code général des collectivités territoriales.

N. B. : Le barème des conseillers généraux s'applique aux conseillers régionaux dans les régions d'outre-mer (art. L. 4432-6 du code général des collectivités territoriales). 

 
Par PEILLE 2008 - Publié dans : ECONOMIE
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 00:22
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 23:47

Revenus 

Peille 

Moyenne Nationale 

Revenus moyens par ménage 

14 832 € / an 

15 027 € / an 

Impôt moyen sur la fortune 

 

5 683 € / an 

Patrimoine moyen des redevables de l'ISF 

  

1 493 167 € / an 

  

Emploi 

Peille

Moyenne Nationale 

Population active totale 

864 

26 456 813 

Taux d'activité entre 20 et 59 ans 

81% 

82,2% 

Chômeurs 

96 

3 401 611 

Taux de chômage (1999) 

11,1% 

12,9% 

  

Actifs 

42,3% 

45,2% 

Retraités 

21% 

18,2% 

Jeunes scolarisés 

21,7% 

25% 

Autres personnes sans activité 

15% 

11,6% 

  

Agriculteurs 

0% 

2,4% 

Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 

8,4% 

6,4% 

Cadres, professions intellectuelles 

7% 

12,1% 

Professions intermédiaires 

20,9% 

22,1% 

Employés

38,1% 

29,9% 

Ouvriers 

25,6% 

27,1% 

Par PEILLE 2008 - Publié dans : ECONOMIE
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /Oct /2006 15:59

Quand Monaco grignote la France

A l'étroit sur son territoire, la principauté cherche à accroître son patrimoine sur le sol français, notamment pour répondre à ses impératifs d'expansion économique. Par Rafaël Perrot 

Bien qu'il pèse 120 millions d'euros, le dossier traîne quelque part à la cour administrative d'appel de Marseille. Plus d'un an déjà que Cap-d'Ail et Monaco attendent la décision concernant la ZAC Saint- Antoine. Sur cette zone industrielle, la commune et la principauté attendent que le vaste ensemble immobilier qu'elles projettent depuis 1998 puisse voir enfin le jour. « C'est une opportunité pour nous, explique Xavier Beck de son bureau de maire. Je préfère loger des actifs qui travaillent à Monaco plutôt que d'avoir de nouvelles résidences secondaires qui n'apportent rien à la commune. » Car si la ZAC Saint-Antoine se situe bien sur le territoire français, son propriétaire se trouve de l'autre côté de la frontière, à Monaco. La Société immobilière domaniale (SID), qui gère le foncier de l'Etat monégasque, prévoit d'y réaliser 70 logements pour les ressortissants français qui travaillent dans la fonction publique monégasque, mais aussi une surface commerciale, une maison de retraite, une école et une salle des sports pour les habitants de... Cap-d'Ail. Un projet qui se veut « gagnant-gagnant ». 

Surtout pour Monaco, en fait. A l'étroit sur son territoire de 200 hectares entre mer et montagne, la principauté étouffe. Ses 32 000 habitants et 42 000 salariés pâtissent de son exiguïté. Si les projets intra-muros ne manquent pas, Monaco possède depuis longtemps des terrains, immeubles, entrepôts et centres sportifs hors de ses frontières. Pour l'essentiel, ils se trouvent sur les communes voisines de Beausoleil, Cap-d'Ail, Roquebrune-Cap-Martin, La Turbie, Peille et Eze. Une véritable bouffée d'oxygène. Depuis 1949, c'est la SID qui gère et accroît, discrètement, ce patrimoine. Une chose est sûre, Monaco possède plus de foncier en France que sur son propre territoire. « Nous n'avons aucune volonté expansionniste à l'étranger destinée à des usages mystérieux, précise Robert Colle, conseiller spécial auprès du conseiller du gouvernement pour les Finances et l'Economie. Mais il est certain que notre territoire est fort modeste, alors que nous avons d'importants besoins en matière de logements, d'activités et de terrains de sports. »  

Pour répondre aujourd'hui à son expansion, la principauté est surtout en quête de logements. A Monaco pour les Monégasques (un plan de 1 000 logements sur cinq ans est prévu) ; côté français, pour les salariés de l'Hexagone en poste ici. Ainsi, la SID possède 570 appartements à Beausoleil et Cap-d'Ail. Entre 1994 et 1999, la Caisse autonome des retraites a fait construire 341 logements sur ces deux communes, ainsi qu'à Roquebrune-Cap-Martin. « Notre politique d'acquisitions correspondait à une époque et ne devrait pas perdurer, assure Jean-Jacques Campana, directeur de la Caisse sociale de Monaco. Aujourd'hui, nous ne sommes pas en phase de prospection ou d'extension.» 

Un autre souci concerne les locaux de stockage des entreprises, destinés à limiter les convois de poids lourds dans les rues de la principauté. Cette préoccupation explique l'acquisition d'entrepôts au Parc d'activités logistiques (PAL), situé dans le hameau de Saint-Isidore, au nord-ouest de Nice, en contrebas de l'A8. Monaco y dispose de 19 000 mètres carrés sur les 24 hectares. « Cela correspond à nos besoins. Nous n'envisageons pas d'acheter davantage de surface », précise encore Robert Colle. 

Monaco, un bon payeur 

Par ailleurs, le Rocher investit dans le foncier et les équipements sportifs. Ainsi, la SID dispose d'un stade de football et d'une salle de gymnastique à Beausoleil, d'un tennis et d'un club bouliste à Cap-d'Ail, du Centre de loisirs Prince- héréditaire-Albert à La Turbie. Récemment , pourtant, elle a essuyé un refus poli mais ferme de Menton à propos d'un terrain qu'elle lorgnait pour y créer un stade de football. Du coup, Monaco paraît se replier actuellement sur la commune d'Eze et sa zone remblayée de 21 000 mètres carrés proche de l'autoroute. « Nous sommes en phase finale de négociations. L'acquisition devrait atteindre moins d'un million d'euros », confie Robert Colle. Outre 15 000 mètres carrés de serres et de cultures à Eze, la société immobilière domaniale possède encore 32 hectares à La Turbie, et la Caisse autonome des retraites y détient 2,35 hectares.

Bref, malgré les amputations géographiques qui jalonnent l'histoire de Monaco (Menton et Roquebrune en 1848), la principauté a su se constituer, au fil du temps, un patrimoine extraterritorial imposant, régulièrement agrandi ici ou là par de nouvelles acquisitions chez son voisin français. Il est vrai que les relations historiques, économiques, culturelles et familiales avec les communes limitrophes ont souvent favorisé ces transferts de propriété. « Les relations avec la principauté sont très bonnes », lancent poliment en choeur les maires des alentours... Ils assurent cependant n'avoir reçu ni offre ni demande depuis longtemps. Il en découle toutefois une regrettable confusion, au goût d'un maire des Alpes-Maritimes. « Beaucoup de mes collègues sont flattés de pouvoir intéresser et servir la principauté, relève-t-il. Je n'ai rien contre ce débordement des frontières, mais il faut veiller à maintenir un système d'échanges équilibré et cohérent. Car si les gens travaillent à Monaco, ils vivent au-dehors, ce qui représente un coût important pour les communes. » Une vision opposée à celle du maire de Cap-d'Ail, Xavier Beck : « Je n'ai pas le sentiment que la principauté fasse du forcing, mais qu'au contraire elle joue la discussion. » « Si on peut aider Monaco et que cela nous rapporte, pourquoi ne pas le faire ? interroge Georges Deorestis, maire de Peille. Simplement, il n'y a pas de régime de faveur ni de défaveur vis-à-vis de Monaco. » « Politiquement et électoralement, céder des terrains à la principauté serait une erreur pour nous », glisse Robert Vial, maire de Beausoleil, favorable à une opération mixte entre sa commune et Monaco sur le terrain de la Campagnette, où une vingtaine de logements pourraient être réalisés. « Il ne faudrait pas que Monaco soit en récession, car alors tout l'est du département serait au chômage », avertit Nicolas Bassani. Maire de La Turbie, il loue les terrains d'entraînement à l'équipe de football monégasque.

Ainsi, vendre des parcelles d'un patrimoine communal au Rocher soulèverait à présent quelques foudres. Et les élus semblent désormais se l'interdire. Georges Deorestis l'a vécu à ses dépens, en février dernier, lors du rachat de 54 hectares sur Fontbonne, à Peille. Selon un agrément entre Paris et la principauté, l'Etat monégasque a pu racheter pour 3,2 millions d'euros ce terrain à Monte-Carlo Radiodiffusion (MCR), propriété de la France depuis le rachat des parts de MCR par Télédiffusion de France (TDF). Beaucoup ont cru que la commune bradait alors son territoire. Et il ont exprimé leur irritation à monsieur le maire. « Ce terrain ne nous appartenait pas, nous n'avions donc pas notre mot à dire », répète-t-il encore aujourd'hui. Pourtant, intéressée par une telle occasion, sa commune avait écrit à MCR pour obtenir plus de détails. « On attend toujours la réponse », explique- t-on à l'hôtel de ville... 

Reste que se retrouver face à un acheteur comme la principauté ne manque pas d'intérêt. « Pour les communes pauvres, c'est une bonne occasion de renflouer le budget municipal », avoue un élu communal. Car, bien entendu, Monaco est bon payeur. Très bon, même, parfois. Nul n'ignore ses besoins d'espace. La principauté est à l'affût de la moindre occasion et certains promoteurs privés en profitent pour faire flamber les prix. « Mais il ne faut pas prendre le Rocher pour l'oncle d'Amérique », tempère Xavier Beck. Robert Colle, le conseiller spécial monégasque, ne cache pas que son Etat est « régulièrement sollicité ». « Mais pour nos acquisitions, nous menons une politique de bon père de famille, et non de spéculation. Nous ne raisonnons pas comme un particulier, mais nous agissons dans l'intérêt de l'Etat à moyen et long termes. Nous recherchons des terrains d'intérêt public majeur, sans prendre de risques. » Et d'ajouter : « Notre préoccupation aujourd'hui, c'est la ZAC Saint-Antoine de Cap-d'Ail. Certes, les gens savent que Monaco possède de l'argent, a des besoins et n'est pas mauvais payeur. Pourtant, nos finances ne sont pas illimitées ». Autrement dit, la principauté veut bien acheter, mais pas n'importe quoi ni à n'importe quel prix.

Aujourd'hui, cette partie de Monopoly internationale devient de plus en plus difficile pour Monaco dès lors que les espaces disponibles chez les voisins français font cruellement défaut, y compris pour les communes. Et entre la loi Littoral et la loi Montagne , les possibilités de construction se réduisent comme peau de chagrin. Alors, à quoi rêve plus particulièrement aujourd'hui la principauté ? Aux 4 hectares de terrains d'entraînement de l'ASM sur La Turbie ? « C'est vrai qu'on aimerait bien les acquérir plutôt que de les louer à fonds perdus », avoue Robert Colle. Mais ce ne sera pas pour cette fois puisque, à l'expiration prochaine du bail emphytéotique, la commune devrait le prolonger en révisant le loyer à la hausse. Tant pis pour le Rocher !

 

 © le point 31/10/03 - N°1624 - Page 408 - 1494 mots 

Par PEILLE 2008 - Publié dans : ECONOMIE
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 01:50

Les chiffres du tourisme sur la Côte d'Azur

Etat des lieux 

La Côte d’Azur : 

Touristes : 

2000 : 9.8 millions  2001 : 9.3 millions  2002 : 9.2 millions 

Nuitées : 

2000 : 72 millions   2001 : 69 millions   2002 : 68 millions Dont près de 40% due au marché intérieur. 

Durée moyenne de séjour 

2,64 nuits (2,34 en 2000, 2,56 en 2001) 

Dépenses des touristes : 

5 milliards d’€ auxquels il faut rajouter environ 216 millions d’€ (produits des jeux dans les casinos hors Monaco) 

Dépense moyenne par jour par les visiteurs/avion (hors excursionnistes) : 

105 € pour une dépense moyenne par séjour de 816 €. 

67% des dépenses sont effectuées par la clientèle étrangère.Plus d’un touriste sur 2 est étranger.

9,1 millions d’€ en taxe de séjour (42% du total PACA) pour 39 communes 

68 000 emplois dans le tourisme, soit 18% des emplois du département. 

150 000 résidents vivent du tourisme 

Moins de 1 séjour sur 2 en été, avec des trous en Novembre et Janvier. 

500 000 congressistes (226 €/jour par congressiste) 

450 000 croisiéristes en 2002 sur 4 ports. 

De 91 à 2002, doublement du trafic tous les 5 ans. 

97 % des touristes se déclarent satisfaits. 

Près de 25% des touristes arrivent par l’aéroport. Nice-Paris : 3,2 millions de passagers/an. 

10 000 résidences secondaires (propriétaires hors 06) 

3 millions d’entrées dans les musés et monuments. 

5 musés de Nice dépassent les 100 000 visiteurs. 

Baisse régulière de la fréquentation touristique des français. 

Août 2004 : 

81% de taux d’occupation en Hôtellerie, 79% en Résidence. Presque 70% en Juillet 2004.

 

 

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Jeudi 21 septembre 2006 4 21 /09 /Sep /2006 00:56

Logement 

Peille 

Moyenne Nationale 

Nombre total de logements 

1 340 

28 702 012 

Résidences principales 

57,2% 

83% 

Résidences secondaires 

36% 

10,1% 

Logements vacants 

6,7% 

8%

  

  

 

Maisons individuelles 

75,2% 

56,8% 

Appartements 

21,5% 

40,4% 

Autres types de logements 

3,3% 

2,8% 

  

  

  

Propriétaires 

64% 

55,3% 

Locataires 

25,6% 

39,8% 

Personnes logées gratuitement 

10,4% 

4,9% 

  

 

  

Studios 

2,3% 

6,4% 

Logements 2 pièces 

18,1% 

12,8% 

Logements 3 pièces 

36,5% 

22,5% 

Logements 4 pièces 

24,9% 

26,8% 

Logements 5 pièces ou plus 

18,1% 

31,5% 

  

Voitures 

Peille 

Moyenne Nationale

Ménages sans voiture 

13,2% 

20,9% 

Ménages avec 1 voiture 

48,5% 

48,8% 

Ménages avec 2 voitures ou plus 

38,3% 

30,3% 

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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /Mai /2006 10:38

vu sur le site de la CARF Pour vérifier par vous même:

http://www.riviera-francaise.fr/index2.php?l_p=7_1

2 - Le technopôle Peille - La Turbie (Mont Agel)

 
Conduit sous l’égide du Symiagel (Syndicat constitué du département des A-M, de la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française et de la Commune de Peillon), il a pour vocation d’accueillir des activités industrielles et tertiaires non polluantes relatives à la filière et complémentaires à celles du pôle de Roquebrune Cap Martin.
Les surfaces exploitables (20 ha environ) et le délai de mise en œuvre restent à ce jour imprécis pour des raisons administratives et de maîtrise foncière. Appel d’offres en cours.
 
     
4 - Le parc d’activités de La Grave de Peille
 
Situé sur le site de la gare SNCF le projet conduit par la Communauté d’Agglomération en partenariat avec la SNCF et la Région vise à réaliser un réaménagement global du site destiné à accueillir des activités locales non polluantes et à améliorer la fréquentation de la ligne SNCF Nice-Sospel-Cunéo . L’espace dédié aux activités non polluantes porte sur 8.500 m2 environ et sa mise en œuvre programmée pour le premier semestre 2007.
 

Qu'en pensons-nous?

Merci de vos commentaires

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