L’éducation populaire frappée de toutes parts
Communiqué de presse
4 décembre 2008
L’éducation populaire frappée de toutes parts
Aujourd’hui, 8 associations complémentaires de l’Education nationale rencontrent Xavier
Darcos pour tenter de trouver une solution face aux suppressions budgétaires qui leur sont
annoncées. Au-delà de cette initiative, l’Union française des centres de vacances et de loisirs
(Ufcv), tient à rappeler que c’est de toutes parts que l’éducation populaire est touchée, bien audelà
du périmètre des associations subventionnées par le ministère de l’Education nationale.
Baisses annoncées des subventions du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie
associative aux associations, menace sur les financements en faveur de l’accès à la culture et
en faveur de l’animation rurale sont notamment au menu de cette fin d’année.
Depuis 100 ans, l’Ufcv agit – comme d’autres – pour servir un projet d’intérêt général. Chaque année,
elle accompagne 7 000 personnes handicapées en vacances, aide 180 communes à mener et gérer
leurs projets d’animation territoriale, forme 35 000 animateurs et cadres de l’animation, et assure 1,5
million d’heures de formation professionnelle qualifiante. Ces actions sont financées sur des fonds
publics, certes, mais également menées à grand renfort de bénévolat.
Depuis plusieurs années, chaque centime de subvention est légitimement justifié auprès des
financeurs publics, dans le cadre de projets conventionnés. Malgré cela, quels que soient l’ancienneté
et le sérieux des actions, chaque arbitrage budgétaire remet en doute l’existence de ces projets qui se
construisent au long cours. Les revers de tendance mènent les associations à gérer leur action en
véritables équilibristes, au détriment de la continuité d’action nécessaire sur les missions qu’elles ont
en charge.
À cette situation déjà difficile s’ajoutent les coupes budgétaires sans précédent annoncées par les
différents ministères qui concourent à l’action des associations d’éducation populaire. Elles promettent
un effet cumulatif dévastateur pour les actions prises en charge par ce secteur. Est-ce vraiment le
moment de couper les ailes des associations qui ont pour objet de travailler à la solidarité et à
l’éducation, alors que la crise économique fait le lit de la crise sociale ?
Nous le savons, le temps nécessaire pour construire les démarches éducatives et solidaires est long,
et les résultats n’ont rien de spectaculaire et d’instantané. Du strict point de vue économique, et vue
sous la loupe du temps politique, on pourrait en déduire, à tort, que l’amputation sera indolore. C’est
mal prendre la mesure des forces d’action qui s’exercent auprès de la population, toute l’année, au
quotidien, partout en France. Cet engagement fort et durable combat l’isolement, développe la
solidarité, favorise la responsabilisation, la diversité, le pluralisme, l’action sociale collective, lutte
contre les exclusions, agit pour la cohésion sociale, l’accès à la culture et à l’éducation. Ces causes
peuvent-elles être ainsi bradées ? Qui les prendra en charge si les associations ne le font pas ?
Contact
L’Union française des centres de vacances et de loisirs est une association nationale reconnue d’utilité publique.